C’ est le sous le thème : « Vers 2030, pas de fin aux MGF sans engagement et investissement soutenus » que la Journée internationale de tolérance zéro aux mutilations génitales féminines a été célébrée ce mercredi 11 février 2026, au Chapiteau By Issa du Palais du Peuple.
La ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Mme Patricia Adeline Lamah, a livrée un discours combatif qu’ elle qualifie de début du renouveau. La cérémonie s’ est déroulée devant des diplomates, partenaires, activistes et des représentants des 13 communes de Conakry.
La ministre n’a pas tourné autour du pot. Pour sa première grande prise de parole sur ce sujet sensible, elle a mis l’accent sur la « redevabilité » et la « dignité humaine ».Un fléau avec de vraies conséquences.
La Guinée a des lois solides, comme la loi L2016-059AN pourtant, les MGF restent très courantes. Elle affirme :« Ces chiffres ne sont pas abstraits. Derrière chaque statistique, il y a un enfant, une famille, un avenir compromis à jamais».
Ensuite elle dit que ces actes causent des problèmes de santé graves, des troubles psychologiques, et parfois la mort.« Une violence reste une violence » : briser les tabous.
Pour elle, ce n’est pas une guerre contre les cultures. Mais dit- elle aucune traditionne justifie la violence. Dame Patricia a aussi averti contre la médicalisation des MGF en disant que : » passer par un médecin ne rend pas l’acte acceptable. La solution vient des communautés, pas seulement des bureaux. Les collectivités locales, en raison de leur proximité avec la population, doivent être pleinement associées à la stratégie nationale. Les autorités religieuses et coutumières, je vais bien m’appuyer dessus, occupent une place déterminante dans l’orientation des consciences. Leur parole a un poids moral considérable.»
Mme Lamah compte mettre en place dès cette année, un meilleur suivi et une évaluation renforcée. L’objectif : prévenir plus dans les zones à risque et utiliser des données précises pour agir mieux. Aux survivantes, elle a dit : « Votre expérience doit devenir une force pour empêcher que d’autres filles traversent la même épreuve. »
Et la République ne les laissera plus dans le silence.La cérémonie s’est terminée sur une note d’espoir et de détermination. En remerciant la Direction de la Promotion Féminine, la ministre a promis de protéger les filles d’ici 2030.Le message est clair : avec Mme Lamah, la tolérance zéro devient une vraie priorité politique.
MS B
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