Ce dispositif, qui connectera des pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et des Caraïbes, est doté d’un financement initial de plus de 80 millions de dollars apporté par les quatre partenaires fondateurs, avec le soutien de la France et du Partenariat mondial pour l’éducation, a indiqué le PAM.
Conçu pour renforcer et étendre les programmes nationaux de repas scolaires, l’Accélérateur fournira aux gouvernements des pays bénéficiaires une assistance technique leur permettant de développer et de financer, de manière autonome et durable, des programmes de nutrition scolaire sur le long terme, a annoncé de son côté le BMZ.
Des débouchés aux agriculteurs et dynamisation de l’économie rurale
Au cœur de l’initiative, les repas scolaires dits « home-grown » : les établissements s’approvisionnent localement, garantissant des débouchés aux agriculteurs tout en dynamisant l’économie rurale, a ajouté le ministère.
En mutualisant leurs ressources et leurs expertises, les quatre partenaires fondateurs ambitionnent, selon le PAM, de libérer tout le potentiel des programmes nationaux d’alimentation scolaire pour lutter contre la faim et la pauvreté, tout en renforçant la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le monde.
Pour l’agence onusienne, la participation du BMZ à l’Accélérateur des repas scolaires souligne l’engagement de l’Allemagne en faveur de l’innovation dans la coopération au développement, a souligné l’organisation.
Par cette initiative, Berlin soutient un nouveau modèle qui répond à la demande croissante des gouvernements d’étendre la production locale de repas scolaires et de les intégrer à des stratégies plus larges de transformation des systèmes alimentaires, favorisant ainsi l’équité et la résilience, a-t-on souligné.
« Les repas scolaires représentent bien plus qu’une simple assiette de nourriture. Ils constituent un levier essentiel dans notre lutte mondiale pour une meilleure éducation, l’autonomisation, la santé et un avenir meilleur pour tous », a déclaré Mme Reem Alabali Radovan, ministre fédérale allemande de la Coopération économique et du Développement.
« L’Allemagne soutient pleinement cette initiative, qui allie innovation et partenariat pour lutter contre la faim et la pauvreté », a-t-elle dit.
Un rendement allant jusqu’à 35 dollars pour chaque dollar investi
Des programmes de repas scolaires efficaces permettent d’obtenir un rendement allant jusqu’à 35 dollars pour chaque dollar investi, selon le PAM. Incitant les familles à faible revenu à scolariser leurs enfants — en particulier les filles — et à les maintenir à l’école, ces programmes permettent aux parents d’éviter de budgétiser les repas de midi et d’économiser environ 10 pour cent du revenu familial, notamment pour les ménages vulnérables comptant plusieurs enfants, d’après l’organisation onusienne.
En outre, ils améliorent la nutrition et la santé des élèves, renforcent les performances scolaires, réduisent l’absentéisme et soutiennent les chaînes d’approvisionnement locales, de l’agriculture à la logistique.
Aujourd’hui, au moins 466 millions d’enfants dans le monde bénéficient régulièrement de repas scolaires – soit 80 millions de plus qu’il y a quatre ans. Cependant, malgré la popularité croissante de ces programmes, leur intégration dans les systèmes nationaux et l’obtention d’un financement durable à long terme peuvent s’avérer complexes, selon le PAM.
source : dpa.news














