D’une durée de 30 mois, le projet, baptisé « Renforcer l’autonomisation économique et sociale des femmes dans les contextes de déplacement au Niger » (ProPAF), est financé à hauteur de 2,9 millions d’euros par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).
Il est mis en œuvre par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), en étroite collaboration avec les autorités locales et les organisations communautaires.
Bénéficiaires et actions du projet
ProPAF cible plus de 50 000 réfugiés, dont près de 60 pour cent de femmes, a indiqué la GIZ, l’agence publique allemande chargée de la mise en œuvre des projets de coopération et de développement à l’étranger pour le compte du gouvernement allemand.
Il concerne principalement des femmes réfugiées du Nigeria voisin, des personnes déplacées à l’intérieur du Niger (PDI), ainsi que les habitantes et habitants des communes d’accueil dans certaines parties des régions de Tahoua et de Maradi.
Le projet vise notamment à améliorer les opportunités de génération de revenus, à renforcer les capacités professionnelles et entrepreneuriales des bénéficiaires, à faciliter l’accès à des services sociaux et de protection sensibles au genre et aux traumatismes, ainsi qu’à promouvoir la cohésion sociale entre populations déplacées et communautés d’accueil, a ajouté la GIZ.
Il s’inscrit dans le nexus humanitaire-développement-paix, en complémentarité avec les interventions humanitaires, notamment celles du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), a-t-on précisé.
Contexte sécuritaire et vulnérabilités sociales
Au Sahel, les conflits violents, les attentats terroristes et les incursions transfrontalières provoquent depuis plusieurs années un exode et des déplacements forcés. Chaque année, des milliers de personnes fuient le Nigeria, le Mali et le Burkina Faso pour se réfugier au Niger, notamment dans les régions de Maradi et de Tahoua.
Ces régions cumulent une forte pauvreté, l’insuffisance des services de base, notamment l’accès à l’eau, les effets du changement climatique, en particulier les sécheresses récurrentes, ainsi qu’une insécurité alimentaire croissante.
Les femmes et les filles sont particulièrement touchées par la pauvreté, les déplacements forcés, l’exclusion et les violences sexuelles, ainsi que par le manque d’accès à l’éducation, aux revenus et au pouvoir décisionnel. Les rôles traditionnellement dévolus aux hommes et aux femmes entravent leur participation à la vie des communes.
source: dpa.news














