Chaque année le mois de mars est consacré à la réflexion sur la situation des femmes à travers le monde. Contrairement à celles évoluant dans l’ administration, des vendeuses au marché Tanènè ne connaissent presque pas l’existence d’un mois qui leur est dédié. Ce samedi 5 mars 2022 l’une d’entre elles s’est exprimé à notre micro

A travers son commerce quotidien de feuilles de patates au marché Tanènè la préoccupation de Yarie Touré est comment nourrir sa famille. Elle
ignore l’existence d’un mois pour les femmes: << Je suis vendeuse de feuilles de patates au marché ici depuis des années. C’est dans ça je nourris ma famille, mon mari lui est fatigué. Parler du mois de mars, moi je me souviens vraiment plus de ça, avant j’entendais le mois de mars, mais je sais pas si c’est dédié à nous les femmes. Dieu merci si cela existe c’est bien. Mais ce qui me préoccupe moi, c’est comment nourrir ma famille. C’est pourquoi je demande au Président Doumbouya de nous aider à avoir un capital pour élargir nos commerces. On a beaucoup de problèmes, mes enfants sont là, ils ont fini d’étudier depuis mais pas d’emploi. Si je ne me lève pas très tôt le matin pour venir vendre, c’est pas possible. Il faut au moins qu’ils aident nos enfants pour nous venir en aide aussi sinon la vie est dure pour nous >>

Aboubacar Gomba Camara
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