Le Centre d’excellence vise à relever les capacités de l’AMPF en termes de prévoyance et de services de santé et d’appui socioéconomique aux jeunes filles, a rapporté l’Agence mauritanienne d’information (AMI). Il prévoit l’organisation de campagnes de sensibilisation sur le danger des mutilations génitales, en expliquant leurs conséquences sanitaires et psychologiques, a-t-on ajouté de même source. En Mauritanie, environ 67 pour cent des femmes âgées de 15 à 49 ans ont subi une forme de mutilation génitale féminine, selon l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) de 2015, réalisée par l’UNICEF.
Dans ce pays, la prévalence des MGF est supérieure en milieu rural (79 pour cent) qu’en milieu urbain (55 pour cent), d’après la même Enquête. Pratiques ancestrales répandues dans plusieurs pays africains, les MGF consistent à altérer ou léser les organes génitaux de la femme pour des raisons non-médicales. Ces pratiques touchent notamment les filles entre la petite enfance et l’âge de 15 ans, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elles sont reconnues au niveau international comme une violation des droits de la personne.
En 2012, l’Organisation des Nations unies (ONU) a adopté à l’unanimité, une résolution interdisant la pratique de l’excision féminine et fixé un délai butoir pour son éradication, à l’orée de 2030. Selon les estimations de l’UNICEF, plus de 200 millions de filles et de femmes ont subi des MGF dans le monde. 68 millions de filles dans 25 pays devraient être excisées entre 2015 et 2030.
Source: dpa. news











