En Tanzanie, le système judiciaire reste difficile d’accès pour de nombreuses femmes, en particulier en milieu rural. Celles-ci évoluent dans un environnement marqué par un pluralisme juridique complexe, où le droit coutumier et religieux prime souvent sur le droit civil, notamment en matière d’héritage et de propriété foncière.
Des défis persistants malgré les avancées législatives
Malgré des avancées législatives, les violences basées sur le genre (VBG) et les mariages précoces demeurent des défis majeurs. Le manque de ressources financières et l’analphabétisme juridique structurel empêchent fréquemment les victimes de dénoncer les abus ou d’engager des procédures jusqu’à leur terme.
La GIZ a soutenu cette stratégie dans le cadre du projet « Prévenir les violences faites aux femmes et aux enfants – améliorer l’accès à la justice », mandaté par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ). Mis en œuvre entre août 2022 et août 2026, ce projet vise à améliorer les conditions d’accès à la justice pour les femmes et les enfants, en particulier dans les affaires liées aux violences sexuelles et basées sur le genre.
Il s’articule autour de trois axes : l’appui au ministère tanzanien des Affaires constitutionnelles et juridiques pour identifier les obstacles à l’accès à la justice et proposer des réformes, le renforcement des services publics et associatifs, dont la police et l’assistance juridique, au profit des victimes, et une campagne nationale de sensibilisation contre les violences basées sur le genre, notamment à travers le cinéma et le théâtre.
source : dpa .news











