Cinq prévenus Mariama Kaba, Fanta Kaba, Fatoumata Camara, Aïcha Keïta et Alia Camara ont comparu, ce jeudi 20 août 2026, devant le tribunal correctionnel de Kindia. Poursuivis pour association de malfaiteurs, vol aggravé et complicité, ils risquent une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme, peine requise par le procureur lors de l’audience.
À la barre, les accusés ont nié les faits retenus contre eux, prévus et punis par les articles 373, 374, 19 et 784 du Code pénal.
Ils sont accusés depuis le 10 août 2026, d’avoir commis des vols depuis plus de 10 ans, à Conakry et à l’intérieur du pays.
Ils ont été interpellés par le commissariat central de Kindia au marché de Kaliakhory, dans la commune rurale de Damakania.
Interrogés par le juge Alhassane Diallo, les prévenus ont d’abord nié en bloc. Le président du tribunal a insisté sur la recherche de la vérité en leur présentant des images de vidéosurveillance issues de Siguiri, Coyah et d’autres localités. Sous l’effet de ces enregistrements, certains ont finalement reconnu les faits.
Lors de ses réquisitions, le représentant du ministère public a décrit l’organisation présumée du groupe : « Ce groupe de femmes, en complicité avec le chauffeur Alia Camara, se déplaçait à travers le pays pour voler des citoyens. La nommée Fanta Kaba, présentée comme cheffe de bande et charlatane, dirige l’équipe depuis plusieurs années. » Le procureur a rappelé des témoignages entendus à la barre, notamment celui d’Aïcha Keïta, qui aurait déclaré que Fanta Kaba l’avait incitée à voler et à vandaliser des boutiques. Selon l’accusation, Fanta Kaba a reconnu une seule opération, tandis que Mariama Kaba a nié toute implication. Fatoumata Camara se serait présentée comme nourrice et a prétendu ne rien savoir de l’affaire.
Le procureur a également insisté sur la similitude entre les personnes filmées et les prévenus, évoquant des tenues et signes distinctifs repérés sur les vidéos. Il a cité plusieurs parties civiles : Fatoumata Irandouno, commerçante à Dadia, Carrefour Kindia ; Saran Konaté, commerçante à Madina ; Minkael Bangoura, gérant de la boutique Home Of Phone and Accessories à Coyah ; ainsi que M. Camara et d’autres victimes. Estimant les faits établis, le ministère public a requis cinq ans d’emprisonnement et une amende d’un million de francs guinéens à l’encontre de chaque prévenu pour association de malfaiteurs, vol aggravé et complicité.
Le dossier a été mis en délibéré ; le tribunal rendra sa décision le 27 août prochain.
Djibril Cissé
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