Elle a permis d’outiller les bénéficiaires de « compétences concrètes » pour générer des revenus et contribuer activement au bien-être de leurs familles et de leurs communautés, a indiqué l’ambassade d’Allemagne au Niger. Rahana Salissou, l’une des participantes, a témoigné : « Je me sens capable de lancer ma propre activité et de transmettre ce savoir à d’autres femmes. »
Près de 3 millions d’euros pour renforcer les compétences et la protection des femmes déplacées
L’initiative fait partie du projet « Renforcer l’autonomisation économique et sociale des femmes dans les contextes de déplacement au Niger » (ProPAF), mandaté et financé à hauteur de 2,9 millions d’euros par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).
Couvrant la période 2025-2028, ce projet est mis en œuvre dans les régions de Maradi et de Tahoua par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), en étroite collaboration avec les autorités locales et les organisations communautaires. Il cible principalement des milliers de femmes réfugiées du Nigeria voisin, des personnes déplacées à l’intérieur du Niger (PDI), ainsi que les habitantes et habitants des communes d’accueil dans certaines parties des deux régions concernées.
Le projet vise à améliorer les opportunités de génération de revenus, à renforcer les compétences professionnelles et entrepreneuriales des bénéficiaires, à faciliter l’accès à des services sociaux et de protection sensibles au genre et aux traumatismes, et à promouvoir la cohésion sociale entre les populations déplacées et les communautés d’accueil.
Vulnérabilité des femmes et des filles face aux crises au Sahel
Au Sahel, les conflits violents, les attentats terroristes et les incursions transfrontalières provoquent depuis plusieurs années des déplacements forcés, poussant chaque année des milliers de personnes à fuir le Nigeria, le Mali et le Burkina Faso pour se réfugier au Niger, notamment dans les régions de Maradi et de Tahoua. Ces régions cumulent une forte pauvreté, l’insuffisance des services de base, notamment l’accès à l’eau, les effets du changement climatique, en particulier les sécheresses récurrentes, ainsi qu’une insécurité alimentaire croissante.
Dans ce contexte, les femmes et les filles sont particulièrement vulnérables, subissant les conséquences de la pauvreté, des déplacements forcés, de l’exclusion et des violences sexuelles, ainsi que le manque d’accès à l’éducation, aux revenus et au pouvoir décisionnel, tandis que les rôles traditionnellement dévolus aux hommes et aux femmes limitent leur participation à la vie des communes.
Source: dpa . News











