Combinant théorie et pratique, ce programme dispensé à Baidoa, capitale de la province de Bay (sud), est mis en œuvre par l’agence allemande de coopération internationale (GIZ) en partenariat avec le Centre somalien pour l’Éducation et le Conseil (SCEC). Le SCEC est une organisation à but non lucratif qui soutient les communautés vulnérables en Somalie, notamment les personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI), les rapatriés, les communautés hôtes et les ex-combattants.
« Aisha est arrivée chez nous sans aucune compétence préalable, mais elle est désormais capable d’installer des panneaux solaires et de gérer de petits projets. Elle prouve qu’avec une formation adéquate et un soutien adapté, les femmes peuvent s’épanouir dans des secteurs traditionnellement dominés par les hommes », a déclaré un ingénieur formateur du programme.
Promouvoir des moyens de subsistance résilients face au climat
Malgré les obstacles culturels auxquels les femmes se heurtent dans les domaines techniques, Aisha a excellé, appliquant avec succès ses nouvelles connaissances en électricité, loi d’Ohm et systèmes solaires, indique la GIZ.
Baidoa est aujourd’hui l’un des principaux centres d’accueil des personnes déplacées en Somalie, principalement des ruraux fuyant la sécheresse, les inondations et le conflit dans le sud-ouest du pays.
Dans cette région, la demande en énergie fiable, abordable et résiliente au changement climatique ne cesse d’augmenter, souligne la GIZ. Jusqu’à récemment, la plupart des installations solaires étaient encore réalisées par des travailleurs formés de manière informelle, ce qui entraînait du gaspillage de matériel, une maintenance insuffisante et la perte de nombreuses opportunités.
Les formations proposées dans le cadre du programme Solar Energy Skills contribuent à professionnaliser ces interventions.
Grâce à une formation structurée, au mentorat et à l’expérience pratique, ce programme vise à promouvoir des moyens de subsistance résilients face au climat en dotant les communautés de compétences concrètes et génératrices de revenus. Il contribue également à l’autonomisation des femmes, en les aidant à surmonter les barrières culturelles qui les freinent dans l’accès aux métiers techniques à fort potentiel.
source: dpa.news














