En Afrique subsaharienne, seule une école sur huit (soit 12 pour cent) fournit des produits d’hygiène menstruelle gratuits ou payants, selon un rapport publié en 2024 par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Pour Samira, le choix de créer une marque de serviettes hygiéniques réutilisables en pagne émane de sa volonté de résoudre un problème de santé personnel, auquel sont confrontées beaucoup d’autres femmes.
« J’ai toujours souffert d’irritations et de démangeaisons, pendant mes cycles menstruels, dus aux protections jetables. J’ai même subi une kystectomie. J’ai alors repensé à nos mères et grands-mères, qui n’avaient pas toutes ces maladies et utilisaient seulement des morceaux de pagne. C’est ainsi que lorsque j’ai commencé à tester mes propres créations, je n’ai plus ressenti de démangeaisons », explique l’entrepreneure.
Employant quatre personnes dont deux couturières, Samira souhaite que sa petite entreprise qui dispose seulement de trois machines à coudre devienne une usine semi-industrielle de fabrication de serviettes hygiéniques lavables. Par ailleurs, elle formule le souhait que l’État burkinabè puisse subventionner un jour les protections hygiéniques réutilisables pour les jeunes filles scolarisées afin de prévenir le décrochage scolaire.
« J’ai comme projet de créer une association dédiée à la santé menstruelle, pour mieux structurer mon combat. Nous espérons qu’un jour toutes les filles et femmes auront accès à nos serviettes afin qu’elles ne soient plus jamais démunies pendant leurs règles », déclare-t-elle.
source: dpa.news














