À cet effet, le ministère de la Santé s’est doté, avec l’appui technique du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), d’un nouveau « cadre normatif » pour la formation des sages-femmes. Ce référentiel est aligné sur les normes de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM, en anglais) et le système d’enseignement supérieur LMD (licence-master-doctorat), a indiqué l’UNFPA.
Il définit les objectifs, le contenu des modules de formation, les fiches d’apprentissage et les conditions obligatoires que chaque école spécialisée devrait remplir pour répondre aux standards exigés, a ajouté l’agence onusienne spécialisée dans la santé sexuelle et reproductive. À termes, cette démarche rendra les sages-femmes du Cameroun plus compétitives à l’échelle internationale et plus aptes à lutter efficacement contre la mortalité maternelle et néonatale, a-t-on affirmé.
« Des sages-femmes bien formées peuvent couvrir jusqu’à 90 pour cent des services de santé sexuelle et reproductive, et réduire de 45 pour cent les complications obstétricales », a déclaré le ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda, cité par son département.
Près de 4 000 femmes continuent de perdre la vie chaque année en donnant naissance au Cameroun, où le ratio de mortalité maternelle s’élève à 406 décès pour 100 000 naissances vivantes, selon les chiffres du ministère de la Santé.
Le pays, qui compte plus de 7,3 millions de femmes en âge de procréer, veut ramener ce ratio à 140 décès pour 100 000 naissances vivantes d’ici à 2030, conformément aux Objectifs de développement durable (ODD).











