Les kits, qui comprennent notamment des articles destinés à préserver le confort, la confidentialité et la dignité des bénéficiaires, ont été remis par l’intermédiaire d’institutions publiques et d’organisations partenaires locales.
Leur remise s’est accompagnée d’une campagne de sensibilisation communautaire visant à réduire les tabous entourant les règles. Ces actions s’inscrivent dans le programme « Stop aux violences sexuelles et fondées sur le genre (VSBG) : agir, prévenir, sensibiliser ! », également connu sous l’appellation « ResPEct », mis en œuvre dans le pays par la GIZ. Mandaté par le gouvernement fédéral allemand, ce programme a été lancé en juillet 2024 à Juba, avec un cofinancement de 5 millions d’euros de l’Union européenne (UE).
Femmes confrontées à un accès limité aux produits d’hygiène
Son objectif est de prévenir les VSBG, un phénomène aggravé depuis l’indépendance du Soudan du Sud en 2011 par les déplacements de population et les conflits récurrents.
Le pays reste confronté à une grave crise humanitaire, nourrie par les violences locales, les déplacements de population, les inondations récurrentes et une forte inflation. Les agences onusiennes alertent régulièrement sur les difficultés que rencontrent les femmes et les filles, en particulier leur accès limité aux produits d’hygiène et aux infrastructures sanitaires.
Précarité menstruelle, un obstacle à l’éducation des filles
Dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, les menstruations sont entourées de silence, de stigmatisation et de désinformation, en raison de tabous et de barrières socioculturelles. Dans ces pays, la précarité menstruelle constitue un obstacle à l’accès des filles à l’éducation et peut entraîner l’absentéisme, voire le décrochage scolaire dans certains cas.
Selon l’Entité des Nations unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes), la précarité menstruelle désigne l’incapacité à se procurer des produits menstruels et à accéder aux installations sanitaires et d’hygiène, ainsi qu’à l’éducation et à la sensibilisation nécessaires à la gestion de la santé menstruelle.
dpa .news









