L’événement sera placé sous le thème de : « Renforcer la résilience des systèmes éducatifs africains : progresser vers l’élimination de la pauvreté d’apprentissage d’ici 2035 grâce à une main-d’œuvre bien formée et qualifiée pour le continent et au-delà », a indiqué l’ADEA. Hébergée par la Banque africaine de développement (BAD), l’ADEA est une institution panafricaine dédiée au développement des systèmes d’éducation et de formation en Afrique.
La réunion d’Accra assemblera, en présentiel et en ligne, des ministres de l’Éducation, des partenaires de développement, des chercheurs, des universitaires, des représentants du secteur privé et des leaders d’opinion dans le domaine de l’éducation en Afrique et au-delà. Ces parties prenantes présenteront les meilleures pratiques et traceront une voie collective vers la transformation durable des systèmes éducatifs sur le continent, a-t-on ajouté.
Les débats porteront, entre autres, sur le financement de l’éducation en Afrique, la professionnalisation de l’enseignement secondaire, les approches innovantes et durables en matière de leadership scolaire, de formation des enseignants et de développement professionnel continu, ainsi que sur la promotion de la mobilité des compétences à travers l’Afrique, en accord avec la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
« À une époque marquée par des défis sans précédent, allant de la pauvreté éducative à l’évolution des besoins du marché du travail et à la diminution du financement de l’éducation, nous devons renforcer la résilience des systèmes, approfondir l’apprentissage entre pairs et accélérer l’adoption de solutions éprouvées », a déclaré Albert Nsengiyumva, secrétaire exécutif de l’ADEA.
La pauvreté éducative, aussi appelée pauvreté des apprentissages, est l’incapacité d’un enfant à lire et comprendre un texte simple à l’âge de dix ans. En Afrique, cela concerne quatre enfants sur cinq, selon un rapport publié conjointement par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Union africaine (UA).
L’augmentation rapide de la population d’âge scolaire, l’insuffisance des ressources, le manque d’installations scolaires et la pénurie d’enseignants qualifiés sont les principaux défis auxquels est confrontée l’éducation en Afrique, d’après ce rapport intitulé « Transformer l’apprentissage et le développement des compétences en Afrique » et rendu public en avril 2025. Le déficit annuel moyen de financement de l’éducation en Afrique s’élève à 77 milliards de dollars, a-t-on estimé.
En proie à une explosion démographique, l’Afrique subsaharienne doit recruter, d’ici à 2030, au moins 15 millions d’enseignants supplémentaires pour parvenir à la couverture universelle en enseignement primaire et secondaire conformément aux Objectifs du développement durable (ODD) en matière d’éducation. Dans cette région, 69 pour cent des enseignants du primaire et moins de 60 pour cent des enseignants du secondaire possèdent les qualifications minimales requises, à en croire l’UNESCO.
source: dpa.news














