Financé conjointement par le BMZ et l’Union européenne (UE), le CBUID, qui est à sa deuxième phase, est mis en œuvre par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) en partenariat avec le Fonds de Développement Urbain (UDF), un organisme gouvernemental égyptien, et le ministère égyptien en charge de l’Habitat.
Grâce aux compétences qu’elles ont acquises, les 192 femmes s’imposent désormais dans de véritables projets d’infrastructure, ouvrant ainsi la voie à un secteur de la construction plus inclusif, a souligné la GIZ.
Le projet CBUID est déployé dans des quartiers informels égyptiens constituant des zones d’accueil de migrants et de réfugiés ou des points de départ pour des migrants irréguliers cherchant à se rendre notamment en Europe via la Méditerranée.
Conçu pour lutter contre les causes profondes de la migration irrégulière, ce projet vise à créer des perspectives économiques à long terme et des moyens de subsistance durables pour les habitants de ces quartiers.
Pour ce faire, il applique une approche à forte intensité de main-d’œuvre pour la construction et la réhabilitation des infrastructures (écoles, marchés…) combinée à la fourniture de formations professionnelles et techniques, et de services de développement et de promotion des petites et moyennes entreprises (PME) dans les zones d’intervention.
La première phase du projet, implémentée entre 2020 et 2023, a été mise en œuvre dans trois gouvernorats (provinces) : Assiout (centre), Alexandrie et Beheira (nord). La deuxième phase, lancée en 2025 et dotée d’un financement de 22 millions d’euros, concerne cinq gouvernorats : Gizeh, Qalyubia, Alexandrie, Beheira (nord) et Assouan (sud).
Les villes égyptiennes qui se développent à un rythme très rapide sont densément construites et ne bénéficient pas d’un accès adéquat aux infrastructures et aux services publics de base. Le Grand Caire (nord) compte environ 20 millions d’habitants, dont plus de 60 pour cent vivent dans des zones urbaines informelles, selon la GIZ.














