« Des espaces sûrs gérés par des femmes pour des femmes », les WDTC outillent des femmes vulnérables (ayant perdu leurs maris dans la guerre civile, ou victimes de violences fondées sur le genre, entre autres) en compétences professionnelles nécessaires leur permettant de lancer des microprojets générateurs de revenus et de s’autonomiser économiquement, d’après la GIZ. Leurs activités sont complétées par une formation à l’entrepreneuriat et des conseils en la matière.
Le Centre d’Abou Slim comprend un atelier de couture, des salles de formation, un espace de coworking, une salle de sport, une buvette et des salles polyvalentes pour les événements et le réseautage, a précisé la GIZ. Il est le 18e WDTC mis en place en Libye. Il permettra d’offrir à davantage de femmes la possibilité de développer leurs compétences, d’acquérir une indépendance financière et de s’engager dans leur communauté, a-t-on souligné.
Les WDTC mettent en œuvre un programme de formation développé par la GIZ et accrédité par le ministère libyen du Travail. La mise en place de ces centres fait partie du projet « la décentralisation comme contribution à la stabilisation en Libye/Appui aux municipalités », cofinancé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ) et l’Union européenne (UE). Ce projet est mis en œuvre par la GIZ en collaboration avec le ministère libyen en charge de la Gouvernance locale et 30 communes partenaires.
En Libye, les femmes ne constituent que 28 pour cent du marché de l’emploi, selon la Banque mondiale (BM). Plus de la moitié des Libyennes actives travaillent dans le secteur public, en particulier dans l’éducation et la santé. Leur présence est moindre dans le secteur privé, l’entrepreneuriat et les emplois bien rémunérés. Le pays affiche l’un des taux de chômage parmi les plus élevés au monde, notamment chez les jeunes et les femmes.
source: dpa.news













