Le Fonds est un catalyseur de transformation du pays, a déclaré le vice-président Paul Mashatile lors du lancement. Il financera divers secteurs qui comprennent, entre autres, l’industrie des services, le tourisme et l’agriculture, « soutenant ainsi des entités à majorité noire », a-t-il dit.
C’est « un jour historique, car il marque une étape clé dans notre cheminement vers la transformation économique », a-t-il souligné en saluant le Fonds comme un véhicule stratégique pour que « les entreprises adoptent le changement, favorisent l’innovation et stimulent la croissance ».
Le ministère du Commerce rappelle que le Fonds, qui devrait mobiliser cent milliards de rands (5,5 milliards de dollars) en cinq ans, s’appuie sur la Constitution de 1996 et la loi de 2003 sur l’autonomisation économique des Noirs, garantissant sa légitimité juridique.
Le Fonds trouve sa racine dans l’article 9 de la Constitution qui autorise des mesures visant à corriger les injustices héritées de l’Apartheid. Il s’appuie également sur la loi de 2003 (Black Economic Empowerment) conçue pour favoriser une participation active des groupes historiquement marginalisés.
Avant son lancement officiel, le Fonds a été annoncé le 24 janvier 2025 par le ministère du Commerce. Le président Cyril Ramaphosa l’a évoqué le 6 février dans son discours sur l’état de la nation, suivi en mars par la publication d’un document conceptuel soumis à consultation publique.
En 1994, année de l’élection de Nelson Mandela à la présidence, l’Afrique du Sud comptait environ 150 000 entreprises formelles appartenant à des Noirs. Actuellement, il y a plus de 300 000 entrepreneurs noirs qui possèdent plus de la moitié des petites entreprises du secteur formel.
source: dpa.news











