Il s’agit d’une initiative portée par deux institutions publiques : le ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture (MoFA), dont relèvent ces agents, et la Commission ghanéenne de lutte contre le sida (Ghana AIDS Commission, GAC).
Dans ce cadre, une formation de formateurs sur les notions de base relatives au VIH et aux IST, notamment la transmission, la prévention, le dépistage et le traitement, a été dispensée aux agents de vulgarisation agricole dans la Région orientale (Eastern Region) du Ghana, située au sud-est du pays.
Formation contre la stigmatisation
La formation s’est attaquée aux défis liés à la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH, ainsi qu’aux mythes et idées fausses entourant la maladie, encore très ancrés dans les zones rurales.
Elle a également porté sur la loi n 938 de 2016 établissant la Ghana AIDS Commission et définissant les rôles des institutions publiques dans la riposte nationale au VIH.
Cette initiative vise, selon le MoFA, à renforcer la collaboration multisectorielle, à réduire la stigmatisation liée au VIH et à garantir que des informations exactes parviennent aux populations des zones difficiles d’accès.
Les agents de vulgarisation agricole jouent un rôle essentiel en première ligne dans la promotion des pratiques agricoles modernes, l’amélioration de la productivité et le soutien de la durabilité à long terme. Ils sont ainsi bien placés pour intégrer l’éducation au VIH dans les actions de sensibilisation communautaire, affirme le MoFA.
En 2024, quelque 334 721 personnes, dont 68 pour cent de femmes et 5,4 pour cent d’enfants, vivaient avec le VIH au Ghana, selon des chiffres publiés en 2025 par la GAC. La même année, le pays a enregistré 15 290 nouvelles infections au VIH, soit environ 42 par jour, dont 67 chez les femmes, ainsi que 12 614 décès liés au sida.
source: dpa.news











