Situé dans la capitale Bamako (sud-ouest), cet établissement public est érigé dans l’enceinte du Centre national d’appareillage orthopédique du Mali (CNAOM), une structure relevant du ministère de la Santé. Il a été cofinancé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à hauteur de 160 millions de francs CFA (près de 276 000 dollars), a indiqué ce ministère.
« Conforme aux normes internationales » et doté d’équipements « de dernière génération », le CESOP a été conçu pour offrir un cadre optimal d’apprentissage pratique et théorique aux futurs spécialistes maliens, a-t-on affirmé. Il comprend une salle de moulage et de rectification, une salle de montage, une salle de lamination, une salle des machines, une salle de vidéoconférence pour l’enseignement à distance et une salle des professeurs pour les échanges académiques, a-t-on détaillé de même source.
Le CESOP permettra la pérennisation des services de réadaptation physique au Mali par la disponibilité de ressources humaines de qualité dans ce domaine, a déclaré Abdi Mohamed Dirieh, chef adjoint de la délégation du CICR au Mali.
« Symbole d’un engagement collectif, d’une vision partagée et d’un espoir renouvelé pour des milliers de personnes en situation de handicap physique, la construction de ce Centre marque un tournant décisif dans l’histoire du CNAOM », a dit, de son côté, Amadou Diallo, Directeur général du CNAOM. Dans quelques mois, il n’y aura plus d’évacuations sanitaires à l’étranger pour les pathologies liées à la réadaptation, a rapporté l’Office de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM), citant les initiateurs du CESOP.
Au Sahel, les EEI sont utilisés par les auteurs de violences, notamment les groupes terroristes. Ils restent l’un des plus grands défis auxquels sont confrontés les Forces de défense et de sécurité ainsi que les civils qui, quand ils ne sont pas tués par l’explosion, se retrouvent gravement handicapés. Amputations, suivi orthopédique, et leurs conséquences sociales, économiques et psychologiques font le quotidien des survivants, selon le CICR.
En plus de représenter une menace pour la vie des civils, ce danger entrave l’acheminement de l’aide humanitaire, l’accès aux moyens de subsistance des populations locales (pâturages, champs, fermes, bois de chauffage) et la reprise des activités économiques, ainsi que le retour des réfugiés et des personnes déplacées.
source: dpa.news














