Cette expansion prolonge une trajectoire engagée depuis plusieurs décennies : le nombre de centres préscolaires était déjà passé de 90 en 2001 à 524 en 2017, selon des données antérieures du ministère de l’Éducation. Sur le terrain, la politique se traduit par des initiatives locales. En juillet, une conférence a réuni à Mendefera administrateurs et responsables éducatifs de la région méridionale. Le gouverneur Habteab Tesfatsion y a annoncé un renforcement des efforts de construction d’infrastructures préscolaires, associant collectivités locales et les communautés.
Le principe d’égalité d’accès à l’éducation
Une réunion d’évaluation, tenue fin juin à Asmara, a par ailleurs porté sur ce dossier. Le ministre des Administrations locales, Abdella Musa, y a salué la généralisation des préscolaires à l’échelle des villages, tandis que la ministre de l’Éducation, Halima Mohammed, a insisté sur le principe d’égalité d’accès à l’éducation. Le ministère a indiqué que des formations continues sont organisées pour les enseignants du préscolaire dans toutes les régions et que du matériel pédagogique est préparé dans l’ensemble des langues du pays.
L’Érythrée compte neuf langues autochtones reconnues, parlées par différents groupes ethnolinguistiques. L’arabe et l’anglais sont largement compris, et l’italien est occasionnellement utilisé. L’enseignement est dispensé dans la langue maternelle des enfants, tandis que l’arabe et l’anglais sont introduits dans les classes supérieures.
source : dpa .news









