Le lancement à Addis-Abeba s’accompagne d’un atelier d’une semaine réunissant 100 spécialistes phytosanitaires de 18 pays africains pour une formation de formateurs aux techniques de surveillance des ravageurs à l’aide d’outils numériques de suivi, de détection et de signalement, afin de limiter les perturbations des échanges commerciaux. À leur retour dans leur pays, les 100 spécialistes phytosanitaires formeront leurs pairs au sein des organisations nationales de protection des végétaux (ONPV) et d’autres acteurs gouvernementaux à l’utilisation de l’ensemble d’outils numériques de l’APP.
En Afrique, les ravageurs détruisent chaque année entre 30 et 60 pour cent des cultures, entraînant des pertes estimées à 65,5 milliards de dollars, selon la FAO. En renforçant les capacités phytosanitaires des pays, le programme vise à protéger les cultures, à faciliter le commerce agricole et à préserver les moyens de subsistance. « Investir dans la santé végétale, c’est investir dans la sécurité alimentaire, la résilience économique et la paix. Nous voulons que tous nos États disposent de systèmes phytosanitaires solides et modernes pour répondre rapidement aux ravageurs », a déclaré Saliou Niassy, coordinateur du Conseil phytosanitaire interafricain.
Financée par l’Union européenne et le Royaume-Uni, la troisième phase de l’APP s’appuie sur le soutien du Département de l’Agriculture des États-Unis, qui a financé le projet pilote en 2023.
source : dpa .news











