Les autorités sanitaires ont lancé, ce lundi 14 septembre 2026, le premier tour de la campagne nationale de vaccination intensifiée. La cérémonie s’est tenue au centre de santé de Kassopo, à Kamsar, en présence des responsables administratifs et sanitaires, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs communautaires. Prévue du 15 au 20 septembre 2026 sur l’ensemble du territoire, cette opération vise à renforcer la protection des populations et particulièrement des enfants contre les maladies évitables par la vaccination.
Pendant la campagne, les équipes renforceront la vaccination de routine, sensibiliseront les parents et rechercheront les enfants n’ayant pas reçu la totalité des vaccins recommandés afin de compléter leur protection.
Sékou Oumar Sylla, maire de Kamsar, a exprimé sa fierté que sa commune ait été choisie pour abriter le lancement officiel. Selon lui, cette décision constitue un honneur et accroît la responsabilité des autorités locales pour assurer le succès de l’opération. « Cette campagne s’inscrit dans une dynamique nationale visant à protéger nos enfants contre les maladies évitables. Le fait que Kamsar en soit le point de départ nous engage davantage à en faire un exemple de réussite pour tout le pays », a-t-il déclaré.
Hadja Gnalen Condé, directrice de cabinet du gouvernorat de Boké, a insisté sur l’importance de la mobilisation collective pour la protection de la santé, notamment celle des enfants. Elle a remercié le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique pour le choix de Kamsar et invité les communautés à s’impliquer pleinement dans la campagne.
Jean-Marie Kipela, représentant de l’OMS, a rappelé que la vaccination reste l’un des investissements les plus efficaces pour sauver la vie des enfants et préserver la santé des populations. Il a précisé que ce premier passage de 2026 vise à intensifier la vaccination de routine des enfants de 0 à 23 mois et des femmes enceintes dans les 38 districts sanitaires du pays. L’opération inclut également une vaccination ciblée contre la diphtérie dans la région de Kankan, en réponse à la situation épidémiologique locale.
« L’objectif est clair : retrouver les enfants qui n’ont pas reçu tous les vaccins recommandés, compléter leur protection et réduire les risques de flambées épidémiques », a-t-il affirmé.
Au nom de la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le Dr Gassim Cissé, directeur national de la lutte contre les maladies, a souligné que la vaccination intensifiée est une intervention essentielle pour sauver des vies. Il a salué l’engagement des partenaires, en particulier l’OMS et l’UNICEF, aux côtés des autorités guinéennes pour renforcer la protection sanitaire de la population.
Les autorités sanitaires appellent les parents à ne laisser aucun enfant de côté : ils sont encouragés à accueillir les agents de vaccination, à présenter le carnet de vaccination de leurs enfants et à se rendre dans les structures de santé pour faire administrer les doses manquantes.
Parents : faites vacciner vos enfants et vérifiez leur carnet de vaccination. La vaccination sauve des vies et elle est gratuite.
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