Selon les données disponibles, environ 2,5 millions d’enfants maliens âgés de 5 à 17 ans, soit 35 pour cent de cette tranche d’âge, exerçaient une activité économique en 2020. Parmi eux, 1,7 million effectuaient des travaux dangereux et plus de 75 pour cent étaient âgés de 5 à 14 ans. Dans la région de Ségou, qui abrite l’un des plus vastes périmètres irrigués d’Afrique de l’Ouest, les filières du coton et du riz sont particulièrement touchées par le travail des enfants. De nombreux ménages y dépendent de la main-d’œuvre familiale pour faire face aux pics des travaux agricoles.
Cette initiative a vocation à servir de modèle d’intervention
Le projet prévoit notamment des formations aux bonnes pratiques agricoles, l’introduction d’équipements de mécanisation légère pour réduire les tâches pénibles, un meilleur accès aux intrants, le renforcement des coopératives ainsi qu’un accès élargi aux marchés. L’OIT souligne que cette initiative a vocation à servir de modèle d’intervention, en démontrant que la lutte contre le travail des enfants peut aller de pair avec la promotion du travail décent, l’amélioration de la productivité agricole et le renforcement de la résilience économique des familles rurales.
L’ambassadeur du Japon, Yukuo Murata, a souligné la volonté de son pays d’accompagner les efforts du Mali pour éliminer le travail des enfants grâce à l’amélioration des moyens de subsistance des populations les plus vulnérables.
Source : dpa.news










