La Direction générale des élections (DGE) a déposé, ce vendredi 5 juin 2026, les résultats provisoires globaux des élections législatives du 31 mai auprès de la Cour suprême, chargée d’examiner les contentieux électoraux et de valider les résultats définitifs.
À la sortie de la Cour suprême, la directrice générale des élections, Mme Camara Djenabou Touré, a expliqué que ce dépôt s’inscrivait dans le calendrier normal du processus électoral et ouvrait la phase d’examen des recours liés aux législatives.
Elle a précisé que, dès le lendemain matin, la DGE transmettrait également les résultats des élections communales aux tribunaux de première instance et aux justices de paix, compétents pour traiter les contentieux locaux.
Mme Touré a rappelé la distinction entre les deux niveaux de juridiction : la Cour suprême pour les élections nationales et les tribunaux de première instance et justices de paix pour les élections locales. Elle a assuré que toutes ces formalités seraient accomplies rapidement.
La directrice a aussi souligné l’importance de cette étape dans l’ensemble du processus engagé depuis plus d’un an, visant à compléter l’installation des institutions prévues par la nouvelle Constitution.
Après le référendum constitutionnel, l’adoption de la Constitution et l’élection présidentielle, ces scrutins doivent permettre la mise en place d’un Parlement en attendant la création du Sénat. Mme Touré a estimé que le déroulement global du processus avait été satisfaisant.
Concernant les délais juridiques, elle a rappelé que, dès l’enregistrement des résultats au greffe, la phase contentieuse débutait : les candidats disposent de 48 heures pour déposer un recours, puis la Cour suprême a un délai légal d’examen avant de rendre sa décision. L’ensemble de la procédure est estimé à environ huit jours.
L’ouverture de cette phase contentieuse constitue l’une des dernières étapes avant la proclamation définitive des résultats des élections législatives et communales. Les décisions des juridictions compétentes permettront de finaliser la composition de la future Assemblée nationale et de valider l’élection des maires, marquant l’ultime étape de la transition institutionnelle en Guinée.
Mamadouba Bangoura









