D’un coût estimé à 51 milliards de shillings kényans (environ 395 millions de dollars), la stratégie met l’accent sur la résilience climatique, l’accès à l’eau, la protection de l’enfance et le renforcement des partenariats stratégiques. Placée sous le thème « Transformer ensemble la vie de 13,3 millions d’enfants », elle est accompagnée d’un plan d’affaires Eau, Assainissement et Hygiène (WASH).
Le programme cible en priorité 3,04 millions d’enfants vivant dans l’extrême pauvreté ainsi que plus de 343 000 enfants en situation de handicap. Il sera mis en œuvre dans 33 des 47 comtés du pays, en collaboration avec les autorités locales, les communautés, les partenaires bilatéraux et le secteur privé.
Selon les autorités kényanes, la stratégie repose sur plusieurs axes majeurs du bien-être de l’enfant, notamment la protection de l’enfance, l’éducation, l’accès à l’eau et à l’assainissement, la santé, la nutrition, la sécurité alimentaire, l’environnement et le changement climatique, ainsi que la gestion des risques de catastrophe, la consolidation de la paix et la prévention des conflits.
Accès à l’eau et à l’assainissement pour 2,27 millions d’enfants
World Vision prévoit notamment de fournir des services WASH directs à 2,27 millions d’enfants et d’étendre l’accès à l’eau potable à 1,2 million de personnes dans 18 comtés. Selon le ministère kényan de l’Environnement, du Changement climatique et des Forêts, seuls 59 pour cent des Kényans ont accès à une eau potable sûre, tandis qu’à peine 29 pour cent bénéficient de services d’assainissement améliorés.
La stratégie intervient à un moment critique, alors que le Kenya est confronté aux impacts du changement climatique, à l’insécurité hydrique et à la persistance de la vulnérabilité chez les enfants et les communautés marginalisées, a déclaré un responsable du ministère.
« Le succès de ces efforts doit en fin de compte être mesuré par leur impact sur les populations, en particulier les enfants, qui sont touchés de manière disproportionnée par le changement climatique, la dégradation de l’environnement et les chocs socio-économiques », a-t-il dit.
Violences, pauvreté et vulnérabilité accrue des enfants
Au Kenya, de nombreux enfants restent confrontés à l’exclusion sociale, au manque d’accès à l’éducation et à diverses formes de violences, notamment domestiques et scolaires. Le travail des enfants, l’exploitation sexuelle, les mutilations génitales féminines (MGF) et les mariages précoces et forcés persistent, entraînant souvent l’abandon scolaire et des grossesses précoces, en particulier dans les zones rurales.
La situation est aggravée par les maladies hydriques liées au manque d’accès à l’eau et à l’assainissement, ainsi que par l’insécurité alimentaire et la malnutrition, exacerbées par des sécheresses récurrentes. Les chocs climatiques provoquent également des déplacements de populations, rendant les enfants plus vulnérables aux abus et à la déscolarisation.
Source: dpa.news










