« Cette certification, délivrée par les autorités régionales, atteste que les ménages du village disposent désormais de latrines fonctionnelles et que les pratiques de défécation à l’air libre ont été abandonnées. Ce qui contribuera à améliorer considérablement la santé publique, la dignité humaine et le développement durable du village », a indiqué le ministère. En 2022, le taux de DAL au Burkina Faso était de 33,6 pour cent, selon des chiffres publiés en novembre 2024 par le ministère de l’Environnement.
Le pays veut mettre fin à la DAL à l’horizon 2030
En 2023, le taux national d’accès à l’assainissement était de 28 pour cent (40,5 pour cent en milieu urbain et moins de 23 pour cent en milieu rural). Le pays veut mettre fin à la DAL à l’horizon 2030. Pour ce faire, il a lancé en octobre 2024 une campagne nationale d’accélération de la FDAL et de l’assainissement géré en toute sécurité.
S’étendant jusqu’à 2030, cette campagne de sensibilisation devrait contribuer à faire passer le taux national d’accès à l’assainissement à 80 pour cent en 2030, selon le ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement. Elle bénéficie de l’appui technique et financier de plusieurs partenaires comme le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) entre autres. Dépourvus d’accès à un assainissement de base, comme les toilettes et les latrines, plus de 200 millions de personnes en Afrique subsaharienne défèquent en plein air, une pratique très risquée en termes d’hygiène, selon l’Unicef.












