Ce financement comprend des crédits de l’Association internationale de développement (IDA) et des dons du Fonds fiduciaire pour le Sahel et les pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest (SAWAC), deux structures relevant de la Banque mondiale (BM). Le modèle de l’« école ouverte » offrira d’autres voies d’accès à l’éducation formelle ou à l’emploi par le biais de la formation professionnelle et technique, a indiqué la BM.
RELANCE reposera sur un format hybride combinant enseignement en présentiel et ressources d’apprentissage numériques, et garantira la continuité de l’éducation même dans les circonstances les plus difficiles, a-t-on souligné, ajoutant que le projet s’attachera à concevoir des centres d’apprentissage résilients, avec l’intégration d’infrastructures économes en énergie et résistantes aux catastrophes.
Il appuiera également la création d’un institut régional d’éducation dédié à la recherche, qui formera également des professionnels de l’éducation et fournira des conseils sur l’action à mener. Selon la BM, cet institut jouera un rôle essentiel dans la promotion de la coopération régionale et l’harmonisation des politiques éducatives, et bénéficiera directement à au moins 1 500 professionnels du secteur dans les deux pays.
Le projet met en outre fortement l’accent sur l’égalité des sexes, avec des interventions ciblées visant à remédier aux disparités persistantes qui pénalisent les femmes dans les domaines de l’éducation et de la vie économique. Des efforts seront déployés pour accroître la scolarisation et la poursuite d’études des filles, à travers notamment des incitations financières pour les élèves méritantes et vulnérables et le développement de programmes et d’environnements scolaires intégrant la dimension du genre.
Le Sahel central est l’une des régions les plus précaires du monde. Un tiers des jeunes de cette région ne sont ni en études, ni en emploi, ni en formation professionnelle, et 94 pour cent des enfants âgés de dix ans sont incapables de lire ou comprendre un texte adapté à leur âge, a-t-on rappelé. Au Tchad, 57 pour cent des enfants d’âge primaire ne sont pas scolarisés. En Mauritanie, 45 pour cent des jeunes en âge de fréquenter le cycle secondaire sont en dehors du système scolaire.
source: dpa.news













