L’initiative TRADOM s’inscrit dans un contexte où le travail domestique représente 1,4 pour cent de l’emploi total au Bénin, avec un « taux préoccupant d’informalité » de 98,4 pour cent, a souligné l’OIT, privant ainsi les travailleurs de la protection sociale et de contrats formels.
Grâce à l’initiative TRADOM, les travailleuses et travailleurs domestiques au Bénin, « souvent invisibilisés, sous-payés et sans droits, vont retrouver espoir, dignité et de nouvelles opportunités pour un avenir meilleur », a fait savoir l’OIT.
TRADOM repose sur trois axes, à savoir une évaluation de la situation des travailleurs domestiques et de leurs employeurs, une stratégie nationale pour l’élaboration de politiques visant à structurer le secteur et des modèles d’intervention innovants pour des solutions adaptées afin d’intégrer les travailleurs domestiques dans l’économie formelle.
L’initiative TRADOM ne vise pas seulement à améliorer les conditions de travail, mais également à changer la perception de ce secteur, a indiqué l’OIT. Selon Jean-Marie Kagabo, spécialiste senior des principes et droits fondamentaux au travail à l’OIT, les travailleurs domestiques sont souvent victimes de mépris social et de méfiance.
« Parfois, ils sont traités comme des subalternes indignes de respect ou assimilés à des personnes potentiellement malhonnêtes, ce qui favorise leur exploitation et invisibilisation », a-t-il souligné lors de l’atelier organisé à Cotonou pour le lancement de l’initiative.
L’atelier de lancement et de consultation, qui s’est étalé sur deux jours, a réuni des membres du gouvernement, des représentants d’organisations de travailleurs et d’employeurs du Bénin, d’agences onusiennes ainsi que des partenaires techniques et financiers.
source : dpa.news











