La technologie seule ne suffit pas
La solution permet à son utilisateur d’approfondir les pistes proposées grâce à un assistant conversationnel et de consulter des informations sur les métiers, les formations nécessaires, les débouchés et les parcours professionnels. La technologie est complétée par un accompagnement humain. La plateforme s’appuie sur des conseillers d’orientation et des mentors issus de différents secteurs, chargés de confronter les suggestions de l’IA aux réalités du terrain et d’aider les jeunes à construire leur projet professionnel.
Pour Tidjani, « la technologie seule ne suffit pas ». Le jeune entrepreneur mise ainsi sur la complémentarité entre l’IA, capable d’accompagner un grand nombre de jeunes, et l’expertise de professionnels pour les aider à affiner leurs choix. L’idée de « Brillio Africa » s’inscrit dans la continuité de son parcours dans le domaine de l’éducation. En 2021, il avait cofondé « Ilewe.africa », une plateforme permettant aux élèves béninois du secondaire d’accéder gratuitement à des milliers d’épreuves scolaires et de se mettre en relation avec des professeurs particuliers.
Une histoire familiale
« Je me suis rendu compte que le problème n’était pas seulement l’accès aux ressources scolaires, mais bien avant cela, l’absence de clarté des jeunes sur leur avenir professionnel », indique cet ingénieur en logiciel, data et intelligence artificielle de 27 ans. Cette première expérience lui a permis de mesurer les difficultés liées à l’accès aux ressources éducatives, mais aussi les limites d’un modèle nécessitant une forte intervention humaine et une logistique importante. Il a finalement décidé de mettre fin à ce projet en 2026 afin de se consacrer à une solution qu’il estime capable d’avoir un impact plus large.
Cette réflexion est également liée à son histoire familiale. Lorsqu’il était au collège, son père récupérait auprès d’élèves de grandes écoles béninoises des sujets d’examen afin que ses enfants puissent s’entraîner sur des contenus exigeants. Cette expérience lui a fait prendre conscience des inégalités d’accès aux ressources éducatives, notamment entre les élèves des grandes villes et ceux des régions plus éloignées.
Quatre mois après son lancement, « Brillio Africa » revendique plus de 3 000 jeunes actifs dans 24 pays africains, plus de 50 mentors et cinq conseillers d’orientation partenaires. La plateforme a également noué des partenariats avec quatre organisations. À terme, le Béninois ambitionne de faire de « Brillio Africa » « l’écosystème de référence pour l’orientation en Afrique », en réunissant intelligence artificielle, conseillers d’orientation et mentors professionnels pour aider les jeunes à construire leur avenir avec davantage de clarté.











