A l’approche des élections, la présence de personnes décédées sur les listes électorales fait débat. Interrogée sur le décès récent de Mamadou Sylla, figure politique et homme d’affaires guinéen, la directrice générale des élections (DGE), Mme Camara Djenabou Touré, a expliqué le processus en vigueur.
Le fichier électoral provient du Registre national des personnes physiques (RNPP). La gestion des décès suit une procédure standardisée. Mme Touré a détaillé les étapes :
Déclaration officielle du décès.
Autorisation d’inhumation.
Confirmation de la mise en terre par les autorités locales, comme la commune de Dixinn dans le cas de Mamadou Sylla.
Établissement du certificat de décès par l’officier d’état civil.
Ce certificat, notifié au RNPP, permet de supprimer la personne des listes électorales. Mme Touré a précisé que ce système est en phase de consolidation, bien que complexe.
La DGE ne gère pas directement les retraits. Elle s’appuie sur le certificat de décès scanné, qui met fin à l’inscription dans le RNPP et donc dans le fichier électoral.
Concernant Mamadou Sylla, Mme Touré a indiqué que les règles ont été appliquées. Selon l’article 169 du code électoral, en cas de décès lors du dépôt de dossier, le parti politique désigne un remplaçant. L’Union pour le développement de la Guinée (UDG) a déjà procédé au remplacement sur la liste.
Maïmouna Bangoura









