« Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à ce fruit, je fus surprise d’apprendre que sa production était encore au stade embryonnaire au Sénégal, pourtant notre climat reste favorable à sa culture », indique Ndeye dans un entretien accordé à la dpa. « 80 pour cent des fraises consommées par la population sont importées. C’est ainsi que j’ai vu une opportunité d’affaire dans la fraise. Aujourd’hui, notre objectif global est de produire ce fruit au moins onze mois sur douze pour réduire la dépendance aux importations », ajoute encore cette étudiante qui suit un master en sciences naturelles.
En boostant la production locale, Ndeye espère aussi répondre aux besoins de consommation des particuliers, des industriels et des professionnels du secteur culinaire. Selon elle, ces besoins sont estimés à 2000 tonnes de fraises par an. Seulement, 10 pour cent de ces besoins sont satisfaits.
À travers son projet, la jeune femme est par ailleurs engagée à soutenir l’employabilité au Sénégal. Ainsi, elle est parvenue à créer sept emplois directs. Elle a, d’autre part, mis en place des programmes de formation pour accompagner les porteurs de projets agricoles. « À travers des ateliers, du mentorat et du contenu éducatif, nous sensibilisons et outillons les jeunes sur les meilleures pratiques en production, en gestion et commercialisation », soutient-elle.
La Sénégalaise cherche actuellement à attirer des investisseurs et des distributeurs afin d’accélérer notre croissance. « Le projet Sunufraiz est actuellement prêt à passer à l’échelle. J’ambitionne d’en faire une référence dans l’agro-industrie au Sénégal et en Afrique de l’Ouest », souligne-t-elle.











