La deuxième cohorte de 300 enseignants-chercheurs et chercheurs a été officiellement accueillie ce mardi à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, lors d’une cérémonie présidée par le Premier ministre, Chef du gouvernement, Amadou Oury Bah.
Placée sous l’autorité du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, cette initiative s’inscrit dans la politique de renforcement du capital humain académique engagée par les autorités. Après le recrutement de 150 docteurs en 2024, ce nouveau contingent porte à 450 le nombre d’enseignants intégrés en moins de deux ans dans les universités publiques.
Au nom de la nouvelle cohorte, Dr Diogo Barry a salué « un acte de foi en la connaissance », soulignant que la souveraineté d’une nation repose sur sa capacité à former, rechercher et innover. Il a réaffirmé l’engagement des nouveaux enseignants-chercheurs à contribuer activement à la transformation du système universitaire.
La ministre de l’Enseignement supérieur, Dr Diaka Sidibé, a qualifié cette intégration d’« investissement stratégique majeur ». Elle a indiqué que l’évaluation de la première cohorte affiche un taux de performance moyen de 78 %, avec une amélioration notable de la continuité pédagogique et de l’encadrement des étudiants.
Elle a insisté sur la nécessité de passer d’un renforcement quantitatif à une exigence qualitative, à travers des cahiers de charges clairs, une évaluation rigoureuse et une intégration effective dans les équipes pédagogiques et les écoles doctorales.
Capital humain et croissance durable
Pour le ministre de la Modernisation, Faya François Bourouno, la qualité de l’enseignement supérieur est un levier essentiel de modernisation du service public et de croissance économique. Il s’est dit convaincu que ces recrutements auront un impact durable sur l’emploi, la productivité et la réduction de la pauvreté.
Clôturant la cérémonie, le Premier ministre Amadou Oury Bah a salué les résultats probants de la première cohorte et appelé à poursuivre la dynamique. Il a réaffirmé l’ambition de faire des universités guinéennes de véritables centres d’excellence, capables d’attirer les talents et de former une nouvelle élite nationale.
À travers cette deuxième cohorte, la Guinée confirme ainsi sa volonté de placer le capital humain au cœur de sa stratégie de développement et de compétitivité.
Mamadou Bah














