Les autorités communales de Matam ont officiellement donné, ce vendredi, le coup d’envoi d’une campagne de terrain destinée à mettre fin au déversement anarchique des eaux usées et aux dépôts d’ordures sur la voie publique.
La cérémonie de lancement a été présidée par le vice-président de la délégation spéciale de Matam, Elhadj Mohamed Camara, en présence des membres de la brigade d’insalubrité et de plusieurs responsables locaux. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement des actions de lutte contre l’insalubrité dans la commune.
Selon les responsables, cette opération vise principalement à sensibiliser les populations sur les dangers liés aux eaux stagnantes et aux déchets jetés dans les rues ou chez les voisins. Il s’agit également d’identifier les zones critiques, d’adresser des avertissements aux contrevenants et d’exiger des mesures correctives immédiates.
Le porte-parole de la brigade d’insalubrité, Ansoumane Camara, a précisé que cette structure est issue d’une initiative présidentielle, conduite en collaboration avec le Ministère de la Sécurité et de la Protection civile ainsi que le Ministère en charge de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures.
« Notre mission est d’accompagner les citoyens vers de meilleures pratiques d’hygiène et d’assainissement. La sensibilisation sera prioritaire, mais des mesures fermes seront prises contre les récalcitrants », a-t-il indiqué.
De son côté, Elhadj Mohamed Camara a insisté sur la responsabilité collective dans la préservation du cadre de vie. Il a décliné la stratégie dite des « trois S » :
Service : l’implication des petites et moyennes entreprises (PME) d’assainissement pour assurer la collecte régulière des déchets ;
Sensibilisation : l’information et l’accompagnement des ménages pour leur adhésion aux services de ramassage ;
Sanction : l’application d’amendes en cas de non-respect des règles établies.
Les autorités communales préviennent qu’à l’issue de la phase de sensibilisation, des sanctions financières seront appliquées à toute personne reconnue coupable de déversement d’eaux usées ou de dépôts sauvages d’ordures.
À travers cette démarche, la commune de Matam ambitionne d’instaurer une culture durable de salubrité, fondée sur le civisme, la protection de la santé publique et l’engagement citoyen, afin de garantir un environnement sain aux populations.
M D B














