Le tribunal de première instance de Kankan a ordonné, ce mercredi 28 janvier 2026, la mise en liberté provisoire d’Abdoulaye Diakité, directeur préfectoral de l’Habitat, poursuivi pour faux usage de faux stellionat et complicité.
Me Mamadi Doumbouya, avocat au barreau de Guinée, a réagi à cette décision judiciaire. « Vous venez de suivre cette audience avec nous, le parquet nous poursuit pour faux usage de faux stellionat et complicité. Le tribunal a notifié les préventions et le prévenu a donné sa version des faits. À la lumière des débats à l’audience publique, on s’est tous rendu compte que c’est un acharnement contre le directeur de l’habitat. On le poursuit pour des faits qu’il n’a pas commis, puisque l’infraction, en République de Guinée comme ailleurs, pour qu’elle soit constituée, il y a trois éléments : l’élément légal, matériel et moral. Dans le cas d’espèce, certes il y a eu l’établissement d’un nouveau plan, mais est-ce qu’il y avait l’intention de commettre le faux ? », a-t-il déclaré.
Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, Me Fodé Bintou Keita, s’est exprimé au sortir de cette audience. « Nous sortons satisfaits de cette salle d’audience en tant qu’accusation. La demande de mise en liberté du prévenu a été faite après tous les débats le concernant. Le président du tribunal, respectueux de la liberté, a demandé notre avis. Nous avions décidé, conformément aux dispositions préliminaires du code de procédure pénale, que le principe c’est la liberté, l’exception c’est la détention, et que la mise en liberté d’un prévenu ou d’un accusé peut être demandée à toutes les étapes de la procédure », a-t-elle expliqué.
Pascal Kolié, correspondant régional à Kankan.
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