Le district de Gbilin, relevant de la sous-préfecture de Koudjan, préfecture de Mandiana, est confronté depuis des années à un sérieux déficit en infrastructures scolaires. Cette situation entrave considérablement l’accès à une éducation de qualité pour les enfants de la localité. Le nombre d’écoles est largement insuffisant par rapport à la population scolaire. Martin Tolno, enseignant en classe de 6ème il explique.
<< L’école primaire de Gbilin a été construite par un fils ressortissant du village en 1993, depuis lors on n’a jamais bénéficier de quelconque projets de construction scolaire dans ce village, c’est la seule et l’unique école du village, avant on n’avait un effectif de 84 élèves mais aujourd’hui on n’a plus de 200 et quelques élèves à instruire, le problème majeur dans ce village aujourd’hui est le problème de classes, on n’a pas de classe où enseigner. 200 élèves pour deux salles de classe pour les élèves du primaire je pense que c’est un serieux problème, les élèves sont obligés de s’assoeir 5 par banc, d’autres s’asseillent à terre pour étudier, d’autres dorments aussi sachant qu’il n’y a pas de place, pendant la saison sèche avec l’effectif il fait très chaud, on n’a beaucoup de problème dû aussi à l’équipement de l’établissement, nous sommes obligés de faire des multigrades, c’est à dire certains élèves viennent le matin et d’autres viennent le soir>>.
Interrogé sur la situation des candidats devant affronter les examens cette année, Mr Martin Tolno explique.
<< Pour la 5ème année et la 6ème année nous les mettons tous ensemble dans une même salle de classe, car les candidats et les futurs candidats ne doivent pas essuyer, mais malgré cette multigrades, on n’a toujours des problèmes avec l’effectif on n’a un serieux problème, ça impact totalement le cour et le.programme, que les autorités, les ONG, les sociétés minières qui se trouvent autour de ce village nous aidents à avoir des nouvelles salles de classe et des infrastructures scolaires digne de nom dans ce district de Gbilin, Gbilin ne merite pas d’avoir une école pareille maintenant, c’est une invite que nous lançons, c’est les sont à terre pour étudier je pense que c’est pas une bonne image pour la sous-préfecture de Koudjan et de la préfecture de Mandiana >>. À t-il fait savoir.
Pascal kolié, correspondant régional à kankan.










