Depuis quelques semaines, les citoyens de la commune urbaine de kankan sont confrontés à une pénurie d’eau. Pour avoir juste 2 bidons d’eau à la pompe, les citoyens sont obligés de parcourir des mètres et faire la queue. Nantenin Condé une citoyenne rencontrer au quartier Énergie explique.
<<Nous avons presque fait 4 mois sans avoir l’eau à la pompe comme il se doit. Nous sommes obligés de parcourir en ce mois de ramadan 200 à 400 mètres pour aller cherché de l’eau au forage ou au puits et venir préparer tout en traversant la route. Pendant ce mois on n’a suffisamment besoin d’ eau pour préparer à manger, se laver c’est assez difficile pour nous les femmes. A la fin du mois ils viennent nous donner la facture pendant qu’on ne pas d’eau comme il le faut. L’ eau vient une seule fois dans la semaine et ça c’est pendant la nuit à partir de 0h et repart quelques heures après. Seul Dieu sait combien de fois les femmes de ce quartier souffrent surtout pendant ce ramadan>>.
Hadja Mama Camara, une autre citoyenne cette fois-ci du quartiers Heremakono 1 raconte son calvaire.
<<Nous sommes dans des difficultés pendant ce mois de ramadan, il n’y a pas d’eau dans les robinets et quand nous partons au forage nous sommes censés se mettre dans le rang pour attendre jusqu’à ce que notre tour arrive, depuis que mes enfants sont partis à 16h au forage jusque là ils ne sont pas revenus et il est 18h, même un bidon d’eau ils n’ont pas eu d’abord. Il arrive que les propriétaires de la pompe ferme le forage en disant qu’il fait nuit, dans ce cas nous sommes obligés de batailler jusqu’à fond pour avoir de l’eau, pour les ablutions.Aller à la toilette, préparer le manger, tout ça c’est de l’eau, nous demandons aux autorités de nous venir en aide pour nous ayons l’eau dans les robinets, sinon c’est très fatiguant>>.
Il faut rappeler que, dans plusieurs quartiers de la commune urbaine de kankan comme la briqueterie, Missira, Bordo, Kabada 1 et 2, Heremakono, Dalako, Météo, Korialén et Senkefarah, les citoyens sont obligés d’aller faire la queue devant les forages ou les puits, qui sont à tout temps bourrés de monde.
Pascal Kolié, correspondant régional à kankan.
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